Peu après 9 h, mercredi, une collision entre deux camions semi-remorque a causé la mort un homme âgé de 64 ans, sur la route 2, près de Woodstock. Cela porte à 25 le nombre de décès sur les routes du Nouveau-Brunswick depuis le début de l’année.

La cause de cet accident n’a pas encore été identifiée. Malgré tout, la porte-parole de la GRC au Nouveau-Brunswick rappelle qu’encore, en 2016, trop de gens meurent pour des raisons qui sont pourtant évitables.

«Nous sommes rendus à 22 collisions et 25 personnes sont décédées sur les routes du Nouveau-Brunswick (de janvier à aujourd’hui). La plupart des causes des accidents sont liées au non-port de la ceinture, l’excès de vitesse et l’alcool ou la drogue», précise Mme Rogers-Marsh.

En janvier, février, mars et avril, pas moins de 20 personnes ont perdu la vie sur les routes du N.-B. C’est plus que deux fois plus comparativement à la même période l’année dernière. En 2015, de janvier à avril, huit personnes sont mortes sur le réseau routier de la province et en 2014, une seule personne a trouvé la mort.

«Troublant»

Pour MADD Canada, ces statistiques sont troublantes,surtout lorsque la GRC estime qu’une des premières causes de ces décès est la conduite avec les facultés affaiblies. C’est-à-dire que des automobilistes ont fait le choix de prendre le volant après avoir consommé de l’alcool ou de la drogue.

«C’est troublant. Nous suivons les statistiques de près. Je ne crois pas que “surpris” est le bon mot, mais on ne peut autrement que se demander pourquoi les gens ne dont pas de meilleurs choix à un point tel que les statistiques peuvent aussi alarmantes. En 2014, les accidents dans lesquelles la consommation de drogue était en cause ont surpassé l’alcool», a confié Susan MacAskill, directrice de l’organisme pour la région de l’Atlantique.

À l’approche d’une nouvelle réglementation entourant la marijuana, Mme MacAskill est inquiète. Avant de voir une légalisation de l’usage de cette drogue, elle espère voir les policiers mieux équipés pour déceler la consommation de cette drogue chez les automobilistes.

«Il n’y a pas de disposition actuellement pour permettre aux policiers d’effectuer des tests sur la route. Ils peuvent faire des tests pour l’alcool, mais ils n’ont pas à leur disposition la technologie pour déceler l’usage de drogue», a-t-elle souligné.

Pourtant, cette technologie – des dispositifs permettant d’effectuer des tests par la salive – est déjà disponible et utilisée par des corps policiers ailleurs dans le monde, en Australie entre autres.

Après avoir rencontré des responsables à Ottawa cette semaine, MADD compte rencontrer les gouvernements provinciaux, dont le ministère de la Sécurité publique au Nouveau-Brunswick, afin de militer pour l’implantation de cette technologie.